Let’s go back to the river est une création pluridisciplinaire et performative, mêlant la danse au rituel, la musique live et enregistrée, la vidéo projection de films recyclés ou réalisés pour la pièce.
Note d’intention
Une participation active du public est requise. La performance dure 3 heures. C’est un geste d’amour que je souhaite offrir.
Cette procession de type Yoruba, tel le “ben démaré”, se déroule autour d’un dialogue fictionnel entre moi et Ana Mendieta *, jusqu’à ma transformation en femme mère cyborg. La cérémonie finit par une grande fête sur le plateau.
« Grâce au rituel, je peux ralentir et j’invite aussi les spectat.eurs.rices à ralentir, à être au plus proche d’eux, de leur profondeur, de leur âme. »
Aujourd’hui, en 2024, je réinterroge la figure de femme métisse, mais en y ajoutant les dimensions spirituelles et maternelles. J’imagine durant ces 3 heures de performance, parler avec Ana Mendieta, comme une amie, une confidente. De ma difficulté à avoir accédé à la maternité, à concilier mon statut de mère et d’artiste de la Caraïbe.
Aussi mon lien fusionnel avec la nature, comme un lieu refuge. Surtout la rivière, lieu-ressource et synonyme de l’eau de la vie.
Par ailleurs, ma démarche artistique intègre la création des communautés éphémères s’appuyant sur une réinvention des mythes caribéens le temps d’un workshop, d’une performance, d’un festival.
J’ai pu expérimenter depuis 2015 différentes formes de créations participatives fondées sur cette approche au travers de laboratoires d’art performance en pleine nature, des séries performatives associées à des ateliers dans le cadre de mes tournées, et enfin au sein du Festival International d’Art Performance (FIAP) que j’ai porté en Martinique depuis 2017.
* Ndlr : Ana Mendieta (1948-1985) est une performeuse, sculptrice, peintre, photographe et artiste vidéo américano-cubaine. Son œuvre se situe à la croisée du land art et du body art.
Artiste, chorégraphe, danseuse et performeuse, Annabel Guérédrat vit et travaille en Martinique. Elle a fondé Artincidence, sa compagnie, il y a 20 ans. Après une classe prépa de lettres modernes, elle s’est spécialisée sur l’histoire de l’Afrique contemporaine à la Sorbonne. Parallèlement à ses années d’enseignante dans le 93, elle a reçu plusieurs formations en danse butoh, pilates, yoga, ladja, kyudo, danse contemporaine et danse afro-brésilienne, ainsi qu’en pratiques somatiques. Elle est praticienne certifiée en body-mind centering®. Après avoir fait ses premières scènes avec l’ensemble Sphota en 2003, en 2010, elle fait trois rencontres décisives : Meredith Monk, Keith Hennessy et Anna Halprin, d’où découle son solo performatif A freak show for S., hommage à la Vénus Noire. Inspirée par la « sorcière qui danse » de Valeska Gert, elle crée des figures de brujas avec Valeska and you (2015), Hystéria (2017), puis I’m a bruja (2018). Elle s’intéresse principalement au corps politique et à la posture sociale des femmes noires et métisses dans les Caraïbes. Aussi l’écoféminisme trash & radical et la dark ecology avec, en 2021, son nouvel avatar contaminé, de forme humaine féminine, Mami Sargassa. Elle mène, parallèlement à ses créations, des actions dansées dans les milieux de la prostitution, carcéral, éducatif, médical et socio-humanitaire. Avec Henri Tauliaut, elle crée en 2017 le premier Festival International d’Art Performance en Martinique, qui perdure jusqu’à aujourd’hui.
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