Spectacle jeune public
© Crédit photo
©Gwendal Le Flem
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« J’ai composé le texte à partir des récits d'enfants. C’est un mélange, une sorte de collage. »

Entretien avec Valérie Mréjen, metteuse en scène du spectacle Pomme-frite

Quel est le sujet de ce spectacle, Pomme-frite ?

Il y a Pomme-frite, le chien, les poules Grisette, Blanchette et Roussette ou encore Jason le hamster. Tous ont en commun d’avoir traversé, plus ou moins furtivement, la vie de trois amis qui échangent sur scène une série d’histoires qu’ils ont vécues, entendues ou peut-être inventées.
Ils cherchent à comprendre le mystère de la disparition à l’aide de récits, en comparant et en convoquant leurs souvenirs.
Comment rendre hommage à un poisson rouge, un hamster, un oiseau trouvé sur le bord de la route ? Comment leur dire adieu ? Peut-être en réalisant une mise en scène, une belle installation avec des fleurs, des cailloux colorés ou des algues en plastique ? Disposer de petits objets dont ils pourraient avoir besoin ? Cela donne aussitôt envie d’inventer une suite et d’entendre les récits des animaux dans un au-delà imaginaire.

« J’ai rencontré plusieurs classes d’enfants qui m’ont raconté leurs histoires et expériences. »

Pourquoi avez-vous donné ce titre, Pomme-frite ?

Pomme-frite est un chien qui ressemble à un fennec, en plus vieux et plus moche. Pomme-frite a disparu et les trois personnages le cherchent. Cette pièce s’est d’abord appelée Le petit chat est mort en référence à la célèbre réplique de l’École des femmes, la pièce de Molière.
Et puis Pomme-frite est devenu un personnage important, ce titre est apparu comme une évidence. Un ami, avec qui je parlais du projet en cours, m’a dit qu’il avait lui-même eu un cochon d’Inde, Pomme-frite. Finalement c’est devenu le nom du chien dans le spectacle.

Comment avez-vous écrit le texte du spectacle ?

J’ai rencontré plusieurs classes d’enfants qui m’ont raconté leurs histoires et expériences face à la disparition d’un animal de compagnie. J’ai aimé voir la façon dont ils se débrouillent pour rapporter leurs expériences. Ils sont à la fois un peu hésitants et très spontanés. Ils n’y vont pas par quatre chemins : ils racontent.
J’ai composé le texte à partir de leurs récits. C’est un mélange, une sorte de collage à partir duquel j’ai brodé librement, ajouté ou modifié des choses… comme pour Jason, le hamster. En vrai, il portait un autre nom mais j’ai trouvé que ça faisait bien pour un hamster. Donc, ce sont des anecdotes vécues auxquelles j’ai apporté une touche personnelle.
La deuxième partie du texte, beaucoup plus fantaisiste, est inventée en imaginant ce que sont devenus ces petits animaux. De plus, les comédiennes et comédiens, pendant les répétitions, ont ajouté beaucoup d’idées en improvisant, comme le font aussi les enfants en jouant.

Ne manquez pas ce spectacle !