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JAZZ À LA VILLETTE 2026

28.08.202606.09.2026
Discipline
Localisation

Jazz à la Villette, festival qui s’étend de différents sites de La Villette à plusieurs salles à Pantin et dans les 19e et 20e arrondissements de Paris, revient fêter la fin de l’été avec sa ligne jazz-funk ouverte, exigeante et joyeuse.

Cette 24e édition s’ouvre en beauté avec Snarky Puppy & Metropole Orkest dirigé par Jules Buckley : pour deux soirées consécutives à La Grande Halle, les 50 musiciennes et musiciens de cet orchestre néerlandais tout-terrain confèrent une ampleur symphonique magistrale au célèbre groove du groupe new-yorkais. Autre temps fort : une création en hommage au poète soul visionnaire Gil Scott-Heron par Brian Jackson, son ancien directeur musical, et le rappeur Yasiin Bey (de son ancien nom, Mos Def). La scène anglaise est cette année magnifiquement représentée. Outre l’incontournable GoGo Penguin, on signalera l’afrobeat de Kokoroko, le R’N’B’ de Venna, la love letter à Miles Davis de la trompettiste Emma-Jean Thackray, ou encore la rencontre du trio jazz-pop Mammal Hands et du jeune prodige écossais corto.alto. À ces infinies variations et hybridations de la Great Black Music s’ajoutent le spoken word engagé d’Aja Monet ; le son créole du collectif The Getdown, emmené par Arnaud Dolmen et Laurent Coulondre ; le duo Vincent Segal-Roberto Fonseca ; le retour d’Émile Parisien et Yaron Herman aux côtés de Linda May Han Oh et Prabhu Edouard… Les amateurs de formats plus intimistes sont invités à découvrir les propositions hors des sentiers battus concoctées sous la bannière Under The Radar. Et pour la jeunesse, direction Jazz à la Villette for Kids, bien sûr !

Dates
ven. 28.08
20h00
sam. 29.08
20h00
dim. 30.08
16h00 19h00
mar. 1.09
20h00

Voir plus de dates sur la billetterie →

Tarifs
Plein tarif à partir de 25€
Tarif réduit à partir de 20€

Tarifs à venir

Avec la Philharmonie de Paris

Plus d’infos sur l’accessibilité des différents sites ICI.

Vendredi 28.08.2026 • Grande Halle • 20h

SNARKY PUPPY & METROPOLE ORKEST

Beaucoup de (beau) monde sur scène pour l’ouverture de Jazz à la Villette 2026 avec la collaboration événement entre le collectif new-yorkais Snarky Puppy et le Metropole Orkest.

Pile dix ans après avoir foulé la scène de la Grande Halle pour un concert resté dans les mémoires, Snarky Puppy revient avec une version XL du grand brassage des genres qui fait son succès depuis maintenant deux décennies. Jazz, funk, rhythm and blues, soul, rock, gospel ou musique contemporaine, le collectif a su fondre toutes ces musiques dans un creuset américain pour imaginer un son et un style qui lui sont propres. Snarky Puppy retrouve aujourd’hui le très grand effectif du Metropole Orkest, institution néerlandaise également spécialiste du jeté de ponts entre les esthétiques. Après leur Sylva de 2015, suite orchestrale récompensée par un GRAMMY, les deux ensembles ont publié Somni en 2025, album d’une folle ambition – grande traversée de toutes les frontières – qui s’épanouit pleinement là où il a été enregistré : sur scène. Immanquable.

1ère partie : ARSENAL MIKEBE

Réuni autour d’un impressionnant arsenal d’instruments soudés les uns aux autres, le trio de percussionnistes ougandais Arsenal Mikebe invite à une transe hypnotique.

Polyrythmies entêtantes, courses effrénées de percussions acoustiques et électroniques, voix hululées et drones synthétiques, la musique du trio Arsenal Mikebe saisit immédiatement par sa puissance de frappe peu commune. Basé à Kampala, les percussionnistes ougandais ont publié en 2024 un premier album stupéfiant, le bien nommé DRUM MACHINE, joué sur un dispositif conçu sur-mesure par le sculpteur Henry Segamwenge, une « machine à percussion » en acier moulé, qui intègre différents instruments et ustensiles pour créer un son inspiré de la mythique boîte à rythmes TR-808. Sur scène, les trois musiciens se font face, répartis aux trois angles de cet imposant triangle, pour emmener loin leur transe sauvage. Et le public avec eux.

Samedi 29.08.2026 • Grande Halle • 20h

SNARKY PUPPY & METROPOLE ORKEST

Beaucoup de (beau) monde sur scène pour l’ouverture de Jazz à la Villette 2026 avec la collaboration événement entre le collectif new-yorkais Snarky Puppy et le Metropole Orkest.

Pile dix ans après avoir foulé la scène de la Grande Halle pour un concert resté dans les mémoires, Snarky Puppy revient avec une version XL du grand brassage des genres qui fait son succès depuis maintenant deux décennies. Jazz, funk, rhythm and blues, soul, rock, gospel ou musique contemporaine, le collectif a su fondre toutes ces musiques dans un creuset américain pour imaginer un son et un style qui lui sont propres. Snarky Puppy retrouve aujourd’hui le très grand effectif du Metropole Orkest, institution néerlandaise également spécialiste du jeté de ponts entre les esthétiques. Après leur Sylva de 2015, suite orchestrale récompensée par un GRAMMY, les deux ensembles ont publié Somni en 2025, album d’une folle ambition – grande traversée de toutes les frontières – qui s’épanouit pleinement là où il a été enregistré : sur scène. Immanquable.

1ère partie : DOLPHIN HYPERSPACE

Nouvelle sensation d’une scène de Los Angeles qui secoue jazz, funk et électro dans un grand shaker, Dolphin Hyperspace promet un set bondissant et joyeux. 

Une basse, un saxophone, de la bonne humeur, un laptop et/ou une batterie : il n’en faut pas plus pour que la magie opère avec Dolphin Hyperspace, qui n’a pas volé sa réputation de bête de scène. La saxophoniste Nicole McCabe et le bassiste Logan Kane y dégagent une folle énergie, embarquant le public dans des sets qui ne sont pas sans évoquer la fantaisie du batteur Louis Cole, avec qui les deux sont copains comme dauphins. Pour se faire une idée des animaux, on se penchera sur sa jeune et déjà jolie discographie, inaugurée avec Mini Giraffe (2021) et What is My Porpoise? (2024), où jazz et funk font des œillades à l’univers du jeu vidéo. Truffé d’invités, le tout nouveau ECHOLOCATION (2026) sert généreusement ses mélodies élastiques sur un lit de rythmiques papillonnantes qui semblent avoir pris du muscle. 

Dimanche 30.08.2026 • Grande salle Pierre Boulez (Philharmonie) & Salle des concerts (Cité de la musique) • 16h & 19h
Salle des concerts (Cité de la musique) • 16h

THE GETDOWN

Réuni autour de Laurent Coulondre à l’orgue et Arnaud Dolmen à la batterie, le septet The Getdown déroule le tapis rouge au groove et aux mélodies agiles.

Soit deux musiciens qui ont fait leur chemin sur la scène jazz ces quinze dernières années mais n’avaient jamais joué ensemble, jusqu’à une cérémonie où Laurent Coulondre et Arnaud Dolmen sont invités à collaborer autour d’un morceau. La mèche est allumée et brûle de plus belle sur un disque incandescent puis sur d’autres scènes, où The Getdown se réinvente en collectif à géométrie variable en plaçant la musique caribéenne, des Antilles françaises et de Cuba au centre du projet. C’est avec un septet à l’énergie débordante que The Getdown se produira sur la scène de Jazz à la Villette. Il réunit Rolando Luna, l’un des pianistes cubains les plus brillants de sa génération et Mario Canonge, figure exceptionnelle du piano antillais. Autour de l’orgue, des claviers et de la batterie, viennent se joindre les talentueux saxophoniste Ferdi et trompettiste Yasek Manzano ainsi que la prometteuse flûtiste et chanteuse Mélodie Spartacus. Avec le plaisir comme seule boussole, chacun évite de rester sagement à sa place : les claviers assurent l’essentiel de la verve mélodique mais ont un sacré sens du rythme – marqués par l’héritage de Michel Petrucciani – quand la batterie joue sur la fluidité du tempo pour approcher la mélodie au plus près de ses courbes.

1ère partie : AJA MONET

Nouvelle voix charismatique d’une Amérique engagée, la poétesse aja monet présente les merveilles de son deuxième album.

Autrice de plusieurs livres, aja monet prolonge en musique un travail d’écriture et un engagement politique au sein de la communauté afro-américaine initiés au milieu des années 2000 à New York – où elle collabore avec Saul Williams – et poursuivi à Los Angeles, où elle vit aujourd’hui. Publié en 2023, when the poems do what they do embrasse rythme et poésie, lovés dans des textes déclamés avec une énergie douce et ferme. Mélodies et arrangements enveloppants – batterie, percussions, flûte, piano, harpe, contrebasse et trompette – y dessinent un spiritual jazz teinté de soul et de blues. Publié en mai et annoncé par deux singles très différents (« hollyweird », bombe afropunk sans concession, et « elsewhere », douceur groovy écrite en hommage à Sly Stone), son deuxième album – the color of rain – élargit encore le champ des possibles.

Grande salle Pierre Boulez (Philharmonie) • 19h

GOGO PENGUIN

Fidèle à Jazz à la Villette, GoGo Penguin déploie sur scène les merveilles d’un nouvel album somptueux. Le trio anglais y trouve un nouvel équilibre entre électronique et acoustique, textures sonores neuves et mélodies solaires. 

Voilà près d’un quart de siècle que GoGo Penguin trace un chemin singulier dans le paysage du jazz d’aujourd’hui, aux frontières des musiques électroniques et répétitives. Après une période de reconstruction personnelle et artistique qui a donné naissance au très introspectif Everything Is Going to Be OK en 2023, le trio de Manchester renoue aujourd’hui avec une certaine sérénité et un goût des horizons nouveaux. C’est ce qui irradie de Necessary Fictions, septième album paru à l’été 2025 et patiemment façonné dans un studio transformé en véritable laboratoire. Chris Illingworth (piano), Nick Blacka (basse) et Jon Scott (batterie) s’y montrent à la fois fidèles à l’identité du groupe et aventureux dans leur recherche de nouvelles textures sonores, avec une utilisation accrue des synthétiseurs modulaires et la présence – sur deux titres – des cordes du Manchester Collective. En orchestrant un dialogue entre acoustique et électronique, mélodies ondoyantes et arrangements inventifs, GoGo Penguin signe un nouveau chapitre captivant d’une discographie décidément impressionnante.

1ère partie : PHOTONS

En faisant des musiques électroniques le terrain de jeu d’un jazz hybride, Photons invite à la transe sur le dancefloor. 

Formé au jazz à la Haute École de Musique de Lausanne puis sideman pour Anne Paceo, Théo Ceccaldi ou Léon Phal, c’est au cœur des nuits berlinoises que le pianiste et compositeur Gauthier Toux tombe amoureux du son des clubs. Formé en 2022 avec le batteur Julien Loutelier, le guitariste Giani Caserotto et le contrebassiste Samuel F’hima, Photons traduit cette passion et trouve ses marques entre house et techno, sonorités acoustiques et électroniques, gardant du jazz le goût du groove et de l’improvisation. La Nuit sans l’Ennui, premier album paru à l’automne 2024, témoigne d’une souplesse, d’une large palette chromatique et d’un sens de la mélodie qui évoquent les têtes chercheuses du label anglais Warp. Avec le EP PLIER (2025), le groupe flirte avec les rythmes plus marqués d’une techno élégante et puissante. 

Mardi 01.09.2026 • Salle des concerts (Cité de la musique) • 20h

ÉMILE PARISIEN / YARON HERMAN / LINDA MAY HAN OH / PRABHU EDOUARD “FLOATING”

Quartet international de haut vol formé par le saxophoniste Émile Parisien, FLOATING célèbre la sortie de son album, une invitation au voyage et à la rêverie au cœur de paysages inédits.

C’est peu dire que le saxophoniste soprano Émile Parisien a gagné ses galons de fierté nationale, en vingt ans d’un parcours jalonné par des collaborations marquantes. En dresser la liste reviendrait à dessiner la carte d’un jazz à la fois accueillant et exigeant, ouvert aux aventures et sonorités du monde. Le musicien multi-récompensé creuse encore ce sillon avec FLOATING, nouveau projet patiemment cultivé lors de deux années de résidence au Théâtre de la Cité Internationale. Émile Parisien y est entouré de trois musiciens exceptionnels : installé à Paris, le pianiste israélien Yaron Herman navigue entre jazz, rock, électro et classique ; née en Malaisie et basée à New York, la contrebassiste Linda May Han Oh joue dans le quartet de Pat Metheny mais mène également sa propre barque ; figure emblématique des percussions indiennes en France, Prabhu Edouard a collaboré avec des musiciens aussi différents que Jordi Savall ou Jeff Mills. Ses tablas donnent aux compositions de FLOATING une saveur et une douceur hypnotique incomparables. Spirituelle et envoûtante, la musique du quartet est à découvrir sur scène, avant la parution très attendue d’un album en septembre. 

1ère partie : MELISSA ALDANA ET LEVI HARVEY TRIO, TALENTS ADAMI JAZZ

Quartet formé sur mesure ou presque pour Jazz à la Villette, la réunion entre la saxophoniste Melissa Aldana et le trio du pianiste Levi Harvey est riche de promesses.

Si le jazz est la musique de l’inattendu, des rencontres et du surgissement, un festival qui lui est consacré est le terrain privilégié de toutes les découvertes et expériences inédites. Parmi celles-ci, la création issue du dispositif Talents Adami Jazz en est une que l’on attend chaque année. Depuis 2019, elle organise la rencontre entre un jeune groupe français et un artiste de renommée internationale, pour trois concerts dans des grands festivals, dont Jazz à la Villette. Cette année, la saxophoniste chilienne Melissa Aldana – digne héritière de Wayne Shorter, hébergée par le label Blue Note Records – est associée au jeune trio que le pianiste Levi Harvey forme avec le contrebassiste Cyril Drapé et le batteur Pierre-Eden Guilbaud. Abordé en acoustique, leur répertoire balance entre standards et compositions de Melissa Aldana, entre modernité et classicisme classieux.

Mercredi 02.09.2026 • Grande Halle • 20h

GIL SCOTT-HERON BY BRIAN JACKSON & YASIIN BEY / CYMANDE

Une soirée pour conjuguer au présent la soul des années 1970, à la fois politique, connectée au jazz et terreau du hip-hop à venir. Avec – de part et d’autre de l’Atlantique – les toujours flamboyants Cymande et l’héritage de Gil Scott-Heron revisité par Brian Jackson et Yasiin Bey.

CYMANDE

Formé à Londres en 1971, Cymande est longtemps demeuré un trésor caché de la soul britannique. Le point commun des huit musiciens qui forment alors le groupe ? Ils sont tous originaires des Antilles, dont les rythmes et sonorités colorent les trois albums que Cymande enregistre entre 1972 et 1974, baignés dans un mélange de jazz, funk et soul. Si un beau succès se dessine aux États-Unis, le groupe n’est pas prophète en son pays. Visionnaires mais ignorés, les musiciens jettent l’éponge après la sortie d’un quatrième disque en 1981. Au fil des années, une nouvelle génération d’artistes – issue de la scène hip-hop – redécouvre et sample ces albums séminaux : sans le savoir, De La Soul, les Fugees ou MC Solaar (avec son tube « Bouge de là ») pavent le chemin pour un come-back qui a tout d’une réparation. Depuis 15 ans, Cymande a retrouvé les chemins des scènes et des studios, rencontrant enfin un public à la hauteur de sa légende. Richement orchestré, leur sixième album – le beau Renascence (2025) – balance généreusement entre spiritual jazz et soul.

GIL SCOTT-HERON BY BRIAN JACKSON & YASIIN BEY

Romancier, poète et musicien, Gil Scott-Heron (1949-2011) a marqué de son empreinte l’histoire des musiques populaires du 20e siècle, avec une discographie ponctuée de classiques profondément en phase avec leur époque. À commencer par Pieces of a Man en 1972, deuxième album qui abrite le tube « The Revolution Will Not Be Televised ». Soul souple et spoken word, politique et poésie font merveille sur ce disque dont plus de la moitié des titres sont composés avec le producteur, claviériste et flûtiste Brian Jackson. La collaboration entre les deux hommes s’épanouit ainsi durant toutes les années 1970, au fil d’une dizaine d’albums où leur mélange inédit de jazz, soul et blues pave la voie à l’avènement du hip-hop. Et c’est précisément à une légende du rap, Yasiin Bey, que Brian Jackson s’associe aujourd’hui pour revisiter le répertoire exceptionnel de Gil Scott-Heron, soulignant ainsi une parenté évidente entre deux artistes qui ont l’un comme l’autre cultivé une culture jazz et une fibre politique et sociale au sein d’une œuvre protéiforme, incisive et libre.

Jeudi 03.09.2026 • Salle des concerts (Cité de la musique) • 20h

EMMA-JEAN THACKRAY DEAR MILES – A LOVE LETTER

La multi-instrumentiste, DJ et chanteuse anglaise Emma-Jean Thackray adresse une lettre d’amour au génie visionnaire Miles Davis, en revisitant son répertoire avec l’exubérance, la générosité et l’inventivité qui la caractérisent.

Emma-Jean Thackray découvre l’existence et la musique de Miles Davis à l’adolescence, complètement par hasard sur un site de téléchargement illégal. C’est une révélation qui illumine tout son parcours : son apprentissage de la trompette, la formation de son goût et une approche de la musique sans œillères ni frontières. Ses deux premiers albums – Yellow en 2021 et Weirdo en 2025 – sont tout entier imprégnés de la joie jubilatoire que la musicienne trouve dans les mélanges entre (spiritual) jazz, soul, pop, funk et musiques électroniques. Aujourd’hui, Emma-Jean Thackray rend à Miles ce qui appartient à Miles, en proposant un concert en forme de lettre d’amour au génie débridé du trompettiste américain. Si la musicienne est particulièrement inspirée par sa période électrique, elle pioche ici dans toutes les strates d’un répertoire richissime pour explorer 50 nuances de groove et tenter les hybridations électroniques les plus décomplexées. Les deux pieds dans une modernité décoiffante.

1ère partie : NOVA FELLOWSHIP

Quintet franco-américain flambant neuf, Nova Fellowship revisite le répertoire du légendaire batteur Steve Reid, en zoomant sur sa collaboration avec Kieran Hebden (Four Tet).

Figure discrète mais essentielle de la scène musicale américaine, le batteur new-yorkais Steve Reid (1944-2010) a marqué de son empreinte l’histoire de la Great Black Music comme celles du free jazz, du funk ou du rock. Parmi ses collaborations, on compte aussi bien le Sun Ra Arkestra, Albert Ayler ou Mal Waldron que Marvin Gaye ou Dionne Warwick. La fin de sa carrière est marquée par sa rencontre avec l’Anglais Kieran Hebden, tête chercheuse emblématique des musiques électroniques sous le nom de Four Tet, avec qui il enregistre quatre albums entre 2006 et 2010, hybrides, expérimentaux et spirituels. C’est ce répertoire que Nova Fellowship revisite aujourd’hui, ainsi que des classiques de Steve Reid. Emmené par le batteur Zach Morrow, le quintet regroupe des musiciens rompus à toutes les explorations. 

Vendredi 04.09.2026 • Grande Halle Charlie Parker • 20h

SELAH SUE & THE GALLANDS

La chanteuse Selah Sue revient électriser la Grande Halle avec un nouveau projet où la soul groove plus que jamais.

Depuis 15 ans et un premier album porté par un tiercé de tubes – « Raggamuffin », « Crazy Vibes », « This World » – qui lui ont offert un succès jamais démenti à ce jour, Selah Sue n’a eu cesse d’étoffer sa palette musicale à petites touches de pop, reggae ou électronique. En 2022, le troisième album de la chanteuse belge portait haut les couleurs de la soul la plus vibrante, innervée par le funk et le hip-hop. La voix royale de l’artiste trouve aujourd’hui un nouvel écrin dans les compositions imaginées avec le duo père-fils Stéphane et Elvin Galland, respectivement batteur et pianiste – un mélange explosif de grooves organiques et de jazz contemporain, mis en son avec audace. Avec un groupe au grand complet, Selah Sue and The Gallands développent leur alchimie énergisante sur scène, en prélude à l’album Movin’, disponible le 20 mars 2026.

1ère partie : I AM ROZE

Voix somptueuse parfaitement balancée entre puissance et subtilité, la révélation I Am Roze déploie une soul épurée et introspective.

Révélation soul prête à séduire un vaste public, I Am Roze est de ces talents que l’adversité rend plus brillants. Originaire de Louisiane, l’artiste s’exprime d’abord via Instagram, alors même que son quotidien est bouleversé par l’ouragan Laura. Nous sommes en 2020, Roze est sans abri mais deux de ses sons atterrissent sur le deuxième album du DJ anglais Fred Again, qui cumule les écoutes par millions. Après cette accolade du destin, la voix, le charisme et la sensibilité d’I Am Roze prennent le relais : sur scène d’abord où ses performances laissent le public étourdi, sur disque ensuite avec deux EP – I’m Not Emotional (2024) et Social Commentary (2025) – qui révèlent une écriture personnelle, mise en musique avec une puissante simplicité, aux frontières de la soul et de la pop. La touche gospel de ses récents singles souligne la force d’une expression artistique tournée vers l’affirmation de soi. 

Samedi 05.09.2026 • Salle des concerts (Cité de la musique) & Grande Halle Charlie Parker • 20h
Salle des concerts (Cité de la musique)

MAMMAL HANDS / CORTO.ALTO

Formidable creuset où se fondent les styles et les influences, la scène britannique nous envoie le vibrionnant touche-à-tout corto.alto, tête chercheuse d’un jazz inventif et affûté, et l’élégant trio Mammal Hands, artisan d’une musique hypnotique et émouvante.

CORTO.ALTO

Attention, jeune génie touche à tout ! Révélation issue de la bouillonnante scène jazz de Glasgow, corto.alto est le projet du multi-instrumentiste Liam Shortall, qui jongle avec dextérité entre basse, guitare, ordinateurs et trombone – l’instrument avec lequel il a fait ses armes au sein de l’orchestre national écossais. De formation classique mais tout entier voué à explorer les genres les plus variés – hip-hop, dub, soul, electronica – pour nourrir son jazz fluide et agile, corto.alto est aussi un stakhanoviste de la composition. Après la sortie de Bad With Names en 2023, son très remarqué premier album, le jeune homme s’est mis en tête de publier 30 singles sur 30 jours du printemps 2024. De quoi alléger son disque dur avec style et préparer la suite : paru fin mars 2026, le titre « WHODIS » – enregistré avec le rappeur américain Mick Jenkins – est à la fois une belle cascade stylistique et l’assurance de lendemain qui (en)chantent.

MAMMAL HANDS

Méditative et dense, la musique de Mammal Hands plonge immanquablement dans une douce euphorie, particulièrement saisissante sur scène. Depuis sa formation en 2012, le trio anglais est passé maître dans l’art délicat de l’effacement : sous ses doigts, les frontières entre jazz, musique contemporaine, folk, électro ou minimalisme s’évanouissent pour recomposer de vastes paysages où les mélodies s’enroulent et se déroulent en longues volutes hypnotiques. Neuf ans après son premier et unique passage à Jazz à la Villette, Mammal Hands revient enfin fouler la scène de la Cité de la musique, à la faveur d’un sixième disque somptueux, le premier enregistré avec Rob Turner – nouveau batteur repéré autrefois au sein de GoGo Penguin. Publié en février 2026, Circadia est le témoignage d’un groupe qui a trouvé la distance idéale entre émotion et recherche – sur les rythmes et les textures sonores. Inspiré par les cycles et la transformation, l’album est une méditation sur le renouveau et la beauté du changement. CQFD.

Grande Halle Charlie Parker

ROBERTO FONSECA & VINCENT SÉGAL

Le pianiste virtuose Roberto Fonseca et le violoncelliste tout-terrain Vincent Ségal nous invitent au cœur de leur Nuit parisienne à la Havane. Un voyage placé sous le signe de la douceur et de l’élégance. 

S’il leur est arrivé de partager la scène au fil des ans, c’est à une collaboration pleine et entière que se sont enfin attelés les deux musiciens. Depuis ses débuts au sein du mythique Buena Vista Social Club, le nom de Roberto Fonseca est synonyme de renouveau d’une musique afro-cubaine ouverte aux quatre vents, du hip-hop aux musiques électroniques en passant par le funk. Vincent Ségal n’a pas procédé autrement au fil d’un parcours d’une richesse inouïe, en ouvrant des chemins inédits avec son duo Bumcello et en collaborant avec des artistes d’horizons très différents. Les deux artistes ont synchronisé leurs agendas et leurs sensibilités pour enregistrer le sublime Nuit parisienne à la Havane en une session de cinq jours à La Havane. L’album tire des fils délicats entre musique classique et danzón, genre ouvert à l’improvisation né sur l’île caribéenne du mélange entre tradition espagnole et rythmes cubains. Le répertoire qui naît ainsi sous leurs doigts est d’une beauté poignante et romantique.

1ère partie : HYPNAGOGIC DRIFT (CNSMDP)

Le septet emmené par le vibraphoniste Lucas Cord’homme joue avec la (semi) conscience du public, tant pour encourager la créativité que la relaxation. 

Inspirées par l’imaginaire de Haruki Murakami, les compositions de Lucas Cord’homme évoluent dans un clair-obscur subtil où textures, silences et élans collectifs dessinent des paysages sonores mouvants. Nourri par des influences contemporaines, de l’album The Mountain de Micah Thomas au jeu de Joel Ross, Hypnagogic Drift façonne un univers situé entre veille et sommeil. Chaque pièce devient alors une dérive, un passage vers l’état hypnagogique : un espace suspendu, intime, où auditeurs et auditrices sont amenés à projeter leurs propres images.

Dimanche 06.09.2026 • Grande Halle Charlie Parker • 20h

KOKOROKO / VENNA

En constant renouvellement, la scène londonienne est à nouveau à l’honneur sous la Grande Halle de La Villette, avec une révélation – le saxophoniste Venna et ses mélanges tout en souplesse – et une confirmation : le collectif Kokoroko, au top du groove.

VENNA

Le parcours de Venna s’est jusqu’à présent surtout déroulé dans l’ombre des grands noms au service desquels le saxophoniste a mis ses talents de musicien et producteur, comme la star nigériane Burna Boy sur son album Twice as Tall, récompensé par un Grammy Award en 2021. Après deux EP, le jeune Londonien goûte aux lumières des projecteurs à la faveur d’un premier album somptueux. Paru à l’automne 2025, Malik emprunte son titre au prénom du saxophoniste et semble riche de toutes les rencontres et expériences accumulées au fil des ans, naviguant avec élégance entre jazz, bossa nova, soul et hip-hop. La liste des artistes invités à poser leur voix sur ces morceaux entêtants donne le ton de cet éclectisme naturel, de Jorja Smith à Leon Thomas en passant par les rappeurs américains Smino et MIKE.

KOKOROKO

Avec une grande décontraction, Kokoroko prouve qu’il y a une vie après un tube aussi populaire qu’« Abusey Junction », doux groove qui l’avait révélé en 2019. Depuis, l’octet londonien s’est forgé une solide réputation scénique, avec des concerts chaleureux qui ont notamment marqué deux éditions de Jazz à la Villette. Sa discographie n’est pas en reste, avec Could We Be More (2022) – merveille cuivrée parfaitement balancée entre l’énergie de l’afrobeat et la douceur d’un jazz aux teintes soul – et Tuff Times Never Last (2025). Sur ce deuxième album, le groupe fait le pari d’un optimisme radieux et d’une écriture plus resserrée et structurée, avec un groove toujours inspiré par les rythmes de l’afro-jazz et des chansons riches en voix et cuivres entremêlés. Paru en mars 2026, le EP live From Metropolis Studios restitue parfaitement l’énergie rayonnante du groupe sur scène.

Dates
ven. 28.08
20h00
sam. 29.08
20h00
dim. 30.08
16h00 19h00
mar. 1.09
20h00

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Tarifs
Plein tarif à partir de 25€
Tarif réduit à partir de 20€

Tarifs à venir

Informations pratiques

Accès

Philharmonie de Paris

Métro

Ligne 5 - Porte de Pantin

Tram

Tram 3b - Porte de Pantin

Bus

Bus 75, 151 : Porte de Pantin

Grande Halle

Métro

Ligne 5 - Porte de Pantin

Tram

Tram 3b - Porte de Pantin

Bus

Bus 75, 151 : Porte de Pantin

Villette Makerz – Folie des Merveilles

Métro

Ligne 5 - Porte de Pantin

Métro

Ligne 7 - Porte de la Villette

Tram

Tram 3b - Porte de Pantin

Tram

Tram 3b - Porte de la Villette

Bus

Bus 75, 161 - Porte de Pantin

Bus

Bus 139, 150, 152 - Porte de la Villette

Accessibilité
  • Accessible aux personnes aveugles ou malvoyantes.
  • Plus d’infos sur l’accessibilité des differents sites ICI.
Informations utiles
  • La Philharmonie et La Villette sont des espaces de tolérance et de consentement. Ensemble, veillons à ce que chacun·e puisse profiter de la musique dans le respect de la liberté et de la sécurité de toutes et tous.
    Un stand de prévention et de sensibilisation aux VHSS tenu par Elles imaginent sera présent sur place si vous souhaitez vous informer.
  • Restauration sur place avant les spectacles à la Grande Halle :
    Burgers Globe Trotteur (les 28, 29.08 et les 3, 5, 6 et 7.09)
    Snacks et buvette Thaï at Home (les 28, 29.08 et les 3, 5, et 7.09)
    Buvette Pico Log (les 28, 29.08 et les 3, 5, 6 et 7.09)
  • Plusieurs offres de restauration dans le parc avant ou après le spectacle, à découvrir ICI.

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