JAZZ À LA VILLETTE 2025
Le rendez-vous musical parisien de la rentrée revient pour une 24e édition. Fidèle à son mot d’ordre, « jazz is not dead », le festival célèbre le jazz dans toutes ses déclinaisons et diversités.
Cela fait bien longtemps déjà que le jazz déborde du domaine du jazz. En témoigne la programmation riche, foisonnante, audacieuse, d’un festival devenu au fil du temps un carrefour des scènes du genre en France. D’abord, place à l’histoire et à ses relectures avec les envolées cosmiques du Sun Ra Arkestra, l’afrobeat politique de Seun Kuti & Egypt 80, et une soirée hommage au chef d’œuvre d’Ornette Coleman, The Shape of Jazz to Come, par un casting comprenant Denardo Coleman, le fils du saxophoniste, et les héritiers Wallace Roney Jr. et Isaiah Collier. Côté créations, on tendra volontiers une oreille à ConstelNation, quintet transatlantique de musique improvisée, formé autour d’Angel Bat Dawid et de Magic Malik, à la collaboration inédite entre le saxophoniste américain Donny McCaslin et le groupe parisien Ishkero, et aux nouveaux projets d’une jeune scène très en voix (Anne Paceo, Rita Payés, ALA.NI). Pour celles et ceux qui préfèrent les concerts debout, on s’intéressera à la soul de Jalen Ngonda, au hip-hop de Rejjie Snow, aux rythmes cubains de Cimafunk ou à la techno hypnotique de Jeff Mills. Et en marge de tous ces concerts, les programmations Jazz à la Villette for Kids et Under the Radar, pour (re)découvrir la scène jazz française.
Retrouvez aussi la programmation Under The Radar et Jazz For Kids.
Avec la Philharmonie de Paris
Plus d’infos sur l’accessibilité des différents sites ICI.
AFTER PARTY JAZZ À LA VILLETTE
Chaque année, La Petite Halle organise une série de concerts gratuits pour prolonger les soirées du festival dans une ambiance décontractée et festive.
Place à la scène émergente, entre artistes locaux et talents internationaux (dont certains pour la première fois sur scène en France). Tous ont en commun l’envie de réinventer le jazz et d’en écrire les prochaines pages.
Tous les soirs à partir de 22h
La Petite Halle
Possibilité de se restaurer sur place
Entrée libre
Une soirée d’ouverture en forme de dialogue entre générations, tout en rythmes, groove et hybridations, avec le jazz funk des vétérans Headhunters, la fougue afropunk de Tshegue et l’afrobeat radieux de Seun Kuti & Egypt 80.
TSHEGUE
Né de la rencontre entre la chanteuse kinoise Faty Sy Savanet et le batteur parisien Nicolas Dacunha au mitan des années 2010, Tshegue dynamite les genres avec une énergie libératrice. En trois EP, le duo a imaginé des ponts entre Kinshasa et Paris, mélangeant rock, électro, funk et rythmes africains sur des titres chantés en lingala. Publié à l’automne 2024, Argent pousse loin les hybridations et se fait politique pour questionner notre rapport à l’argent et la façon dont il s’immisce dans nos relations. En 2025, Tshegue enfonce le clou avec l’incendiaire « Plus de place nulle part », single « agit-pop » à guitares en prise directe avec l’actualité. Une musique brute et organique, à la fois revêche et séduisante, qui irradie sur scène.
SEUN KUTI & EGYPT 80
Il y a déjà bien longtemps que Seun Kuti s’est fait un prénom, lui qui a tant appris aux côtés de son père, pionnier de l’afrobeat dans les années 1970. Ce mélange explosif de funk, jazz, folk nigérian et highlife – bande son d’une Afrique indépendante et fière – a bercé son enfance à Lagos. À 12 ans, le plus jeune fils de Fela Kuti fait ses premières armes comme saxophoniste et percussionniste au sein d’Egypt 80, avant d’en prendre la tête à la mort de son père en 1997. Depuis, Seun Kuti transmets inlassablement cet immense héritage musical et politique et l’enrichit d’un nouveau répertoire. Dans le sillage du lumineux et engagé Heavier Yet (Lays The Crownless Head) paru en 2024, le roi de l’afrobeat moderne retrouve aujourd’hui la scène, où il brûle toujours d’un feu sacré.
THE HEADHUNTERS
Fringuant cinquantenaire et légende du jazz, The Headhunters se forme en 1973 sous l’impulsion d’Herbie Hancock pour l’enregistrement de son classique… Head Hunters. À partir de la fin des années 1970, le groupe poursuit son chemin sans le pianiste, explorant au fil des décennies le vaste territoire d’un jazz ouvert au funk, aux musiques afro-caribéennes et aux innovations technologiques, comme le vocoder ou les synthétiseurs. À la fois pionnier de la modernité, influence de plusieurs générations et détenteur de jolis records de ventes, le quintet reste aujourd’hui un maître du groove, comme le prouve l’excellent The Stunt Man paru en 2024.
JALEN NGONDA
Voix en or et arrangements de velours, le chanteur américain Jalen Ngonda porte haut les couleurs d’une soul intemporelle et sophistiquée.
Dans le ciel radieux de la soul d’aujourd’hui, où brillent des étoiles de toutes générations entretenant chacune un lien différent avec la modernité, Jalen Ngonda est apparu comme une comète à l’éclat particulièrement vif. Combien sont-ils à pouvoir conjuguer une écriture aussi assurée, des arrangements luxuriants et un falsetto riche de mille nuances et brisures ? Repéré par le label Daptone Records qui publie son premier album en 2023, le merveilleux Come Around And Love Me, Jalen Ngonda a grandi dans le Maryland, au sein d’une famille mélomane. Il se forme au piano, au violon et à la guitare, joue de l’orgue dans une église et se plonge dans la collection de disques Motown de son père pour découvrir Marvin Gaye ou Smokey Robinson, dont il est un digne héritier. Bientôt, le jeune homme traverse l’Atlantique pour étudier au Liverpool Institute for Performing Arts. C’est depuis la ville berceau des Beatles, où il vit depuis plus de dix ans, que le trentenaire envisage la suite : une poignée de singles classieux et romantiques parus ces derniers mois annonce un nouvel album très attendu.
1ère partie : ISAIAH COLLIER Parallel Universe
Pilier de la scène de Chicago, le saxophoniste Isaiah Collier envoûte avec son soul jazz psychédélique.
En à peine dix ans, Isaiah Collier s’est imposé comme une figure essentielle de la bouillonnante scène chicagoane, où la jeune garde a repris le flambeau de l’Art Ensemble of Chicago. Le saxophoniste et multi-instrumentiste partage avec ses aînés un goût pour les mélanges et explorations psychédéliques – ce qui le relie aussi au géant Pharoah Sanders. Aux envolées free et cosmiques de ses albums avec le groupe The Chosen Few, répond l’incroyable creuset de Parallel Universe, album paru en 2023 où Isaiah Collier convoque tout à la fois le funk, le gospel, des connexions africaines et un esprit de résistance enraciné dans une vision à la fois spirituelle et politique.
THE SHAPE OF JAZZ TO COME / DENARDO COLEMAN
Wallace Roney Jr., Isaiah Collier, Craig Taborn, Brad Jones, Marc Ducret & Orchestre Ostinato
Emmené par le fils d’Ornette Coleman à la batterie et accompagné par l’Orchestre Ostinato, un sextet de haute volée s’empare de The Shape of Jazz to Come – l’une des pierres angulaires du jazz moderne – pour l’emmener vers de nouveaux horizons.
Information changement d’artiste : Le trompettiste Ambrose Akinmusire, souffrant, ne pourra malheureusement pas assurer sa participation au concert. Il sera remplacé par Wallace Roney Jr.
Quand il est publié en novembre 1959, The Shape of Jazz to Come – troisième album du saxophoniste américain Ornette Coleman – partage une critique peut-être pas préparée aux prémices du free jazz. Enregistré en quartet avec Charlie Haden à la contrebasse, Don Cherry à la trompette et Billy Higgins à la batterie, l’album privilégie les variations et mélodies improvisées. Considéré depuis comme un chef d’œuvre mais aussi comme un tournant dans l’histoire du genre, The Shape of Jazz to Come est aujourd’hui revisité par un ensemble de musiciens aventureux qui en respecte l’esprit davantage que la lettre. Accompagné de l’Orchestre Ostinato qui réinjecte un peu de tonalité à ces morceaux restés sauvages, le sextet all stars conduit par le batteur Denardo Coleman – qui a longtemps joué aux côtés de son père – préfère les vertiges de l’improvisation à la reproduction. En dignes héritiers du maître, le trompettiste Wallace Roney Jr. et le saxophoniste Isaiah Collier insufflent leur sens de l’abstraction et leur énergie électrisante à cette musique si vivante et insaisissable.
1ère partie : JAUBI
Jaubi, ou la rencontre de la musique classique pakistanaise et du jazz britannique.
Originaire de Lahore, au Pakistan, Jaubi est une formation à géométrie variable. Leur premier album Naf’s At Peace (2021) voit le groupe collaborer avec les piliers du jazz britannique Tenderlonious et Latarnik et reçoit un accueil des plus enthousiastes de la part de la presse spécialisée. Avec l’improvisation et la recherche du beau son comme principales règles de création, Jaubi délivre un mélange de jazz-fusion spirituel et de musique classique sud-asiatique psychédélique, non sans clins d’œil à l’âge d’or du hip-hop. Deux albums – In Search of a Better Tomorrow et A Sound of Heart – plus tard, Jaubi s’impose comme l’une des formations les plus excitantes du spiritual jazz contemporain.
16h • Salle des concerts – Cité de la musique
Un concert hors-formats pour voir ailleurs et plus loin, avec la musique puissamment spirituelle du pianiste sud-africain Nduduzo Makhathini et le pont transatlantique imaginé par le quintet ConstelNation, autour notamment de Magic Malik et Angel Bat Dawid.
NDUDUZO MAKHATHINI
En une dizaine d’années, le pianiste Nduduzo Makhathini s’est imposé comme l’un des grands d’aujourd’hui, aux avant-postes du renouveau d’un jazz spirituel qu’il investit de façon personnelle et informée. Dans le district d’uMgungundlovu où il a grandi, à l’est de l’Afrique du Sud, les traditions zouloues connectent depuis longtemps musique, guérison et pratiques spirituelles. La fréquentation de différentes églises puis des disques du quartet classique de John Coltrane – où officie le maître McCoy Tyner – façonnent également son jeu et un style puissant. Repéré en 2016 au sein de Shabaka and The Ancestors, le pianiste a depuis rejoint le label Blue Note, où sont parus ses trois derniers albums, acclamés par la critique – dont uNomkhubulwane en 2024. Une ambitieuse suite en trois mouvements où piano, voix, batterie et contrebasse charrient des légendes, une histoire, une mémoire, les traces de rituels anciens.
CONSTELNATION
Angel Bat Dawid, Magic Malik, Richard Comte, Nick Macri & Toma Gouband
Depuis 2013, le réseau The Bridge organise de nouvelles formes de coopération entre musiciens français et nord-américains – notamment celles et ceux issus de la vibrante scène de Chicago. Près de 140 instrumentistes, répartis en quartets ou quintets, bénéficient d’un luxe inestimable : le temps long des échanges et de la création, concrétisé par des tournées sur les deux continents. Le quintet ConstelNation réunit ainsi le contrebassiste Nick Macri et la clarinettiste, pianiste et vocaliste Angel Bat Dawid, basés à Chicago, et trois musiciens français : le flûtiste Magic Malik, le guitariste Richard Comte et le batteur Toma Gouband. Entre incantations spirituelles, polyrythmiques buissonnières, éclairs bruitistes ou échappées psychédéliques, c’est un sentiment de liberté absolue qui saisit devant ces musiciens audacieux – à l’image de la batterie augmentée de Toma Gouband où branchages, pierres et objets agissent comme des sortilèges.
19h • Grande salle Pierre Boulez – Philharmonie
La musique mandingue est à l’honneur de cette soirée intimiste avec la légende Salif Keïta qui se livre en quatuor et en acoustique, précédé de Sona Jobarteh, autrice-compositrice, chanteuse et joueuse de kora virtuose.
SONA JOBARTEH
Issue d’une grande famille gambienne de griots, Sona Jobarteh est non seulement l’une des rares femmes joueuses professionnelles de kora mais aussi une multi-instrumentiste, chanteuse et compositrice accomplie. Née à Londres, elle est initiée très jeune à la kora par son frère aîné – Tunde Jegede, un des maîtres de l’instrument – avant de suivre des études au Royal College of Music de Kensington puis à la Purcell School of Music. Aux frontières de son héritage mandingue et de cette éducation européenne, la musicienne joue un folk élégant et complexe, décliné en deux albums salués par la critique : Fasiya en 2011 et Badinyaa Kumoo en 2022, où l’on compte Youssou N’Dour et Ballaké Sissoko parmi les invités.
SALIF KEÏTA
En 50 ans d’un parcours exceptionnel où il a conjugué au présent la musique mandingue, ouverte à des sonorités et influences pop, Salif Keïta n’avait jamais enregistré d’album entièrement acoustique. Publié au printemps 2025, So Kono s’impose pourtant comme une évidence, merveille épurée où la « voix d’or de l’Afrique » interprète des classiques et de nouvelles compositions, accompagnée simplement d’une guitare, d’un ngoni et de percussions. À la fois vulnérable et puissant, le chant de Salif Keïta porte – plus que jamais – les traces d’une vie riche et dense partagée entre Bamako et Montreuil, engagée sur les chemins du monde entier au gré des tournées. C’est d’ailleurs dans une chambre d’hôtel au Japon que le chanteur malien a enregistré ces chansons, inspiré par la spiritualité d’un temple zen. En mandingue, So Kono signifie « dans la chambre » et c’est dans l’intimité d’un concert acoustique que Salif Keïta nous invite aujourd’hui à redécouvrir son répertoire fabuleux.
SHABAKA
Désormais concentré sur un répertoire composé pour une vaste collection de flûtes, le musicien anglais SHABAKA dévoile sur scène les délicates merveilles de son album Perceive its Beauty, Acknowledge its Grace.
C’est un trajet comme on en voit peu, à la fois fulgurant et singulier. Découvert au mitan des années 2010, Shabaka Hutchings s’est imposé naturellement comme l’un des plus grands saxophonistes de l’époque, par la virtuosité de son jeu comme par l’étendue du territoire arpenté avec ses différents projets : le spiritual jazz de Shabaka and the Ancestors, l’incroyable énergie percussive de Sons of Kemet ou l’électronique incisive de The Comet is Coming. Cette activité vertigineuse aura fait vaciller la santé du musicien, qui a choisi de laisser derrière lui son instrument de prédilection pour se tourner vers les flûtes et de nouveaux terrains sonores. Paru en 2024 sous le label Impulse! et fruit d’un patient travail d’apprentissage du shakuhachi japonais, des pifanos brésiliens ou encore des flûtes amérindiennes, Perceive its Beauty, Acknowledge its Grace est un album d’une grande douceur. Collection de 11 plages méditatives et sophistiquées, le disque a été enregistré avec une poignée d’invités, dont Floating Points, Saul Williams ou Lianne La Havas – signe d’un esprit plus que jamais ouvert aux sons du monde qui l’entoure.
1ère partie : CNSMDP
Détails à venir
Deux légendes américaines pour un plateau dédié aux musiques sans frontières ni limites, avec le jazz cosmique de Sun Ra Arkestra, toujours aussi exubérant après 7 décennies d’activité, et les ragas techno de Tomorrow Comes The Harvest, projet emmené par le DJ et producteur Jeff Mills.
Concert complet. Vente de billets sur place, dans la limite des places disponibles
SUN RA ARKESTRA
Formé au milieu des années 1950 pour être le véhicule privilégié des compositions du fantasque claviériste américain Sun Ra, l’orchestre a traversé les décennies en embrassant une grande variété d’influences, du bebop au musiques électroniques en passant par le spiritual jazz, le blues et les improvisations les plus folles. Depuis 1993 et la mort de son leader, le Sun Ra Arkestra continue de porter la bonne parole sans relâche, au fil de concerts toujours captivants mais aussi de disques inédits. Dans le flot des rééditions et captations live (la dernière en date, Nuits de la Fondation Maeght, propose les deux fameux concerts d’août 1970 à Saint-Paul-de-Vence), se sont récemment glissés de nouveaux enregistrements. Depuis cinq ans, Sun Ra Arkestra semble ainsi vivre une nouvelle jeunesse, avec la parution de trois albums studio, les formidables Swirling (2020), Living Sky (2022) et Lights On a Satellite (2024). La musique du groupe y est plus luxuriante et ample que jamais.
JEFF MILLS « Tomorrow Comes The Harvest » feat. JEAN PHI DARY AND PRABHU EDOUARD
Le projet Tomorrow Comes The Harvest est né sous l’impulsion du producteur et DJ américain Jeff Mills – passé maître depuis 35 ans dans l’art de propulser la techno sur des nouveaux territoires – et du batteur franco-nigérian Tony Allen – pilier de l’afrobeat au parcours riche et protéiforme. Paru en 2018, l’album live Tomorrow Comes The Harvest témoigne de la première incarnation de ce projet, où le claviériste Jean-Phi Dary complète un trio particulièrement affuté. Après la disparition de Tony Allen au triste printemps 2020, Jeff Mills choisit de réinventer le groupe en y invitant le joueur de tablas indien Prabhu Edouard. Consignées sur l’album Evolution publié en 2022, les longues plages imaginées par le trio trouvent une beauté solaire et hypnotisante. La fusion des percussions électroniques, synthétiseurs et tablas dessine un chemin vers la transe, au cœur de magnifiques paysages changeants.
Une soirée pour célébrer les hybridations les plus élégantes entre jazz, rock et électronique, avec une collaboration inédite entre le saxophoniste américain Donny McCaslin et le groupe parisien Ishkero – lauréat du dispositif Talents Adami Jazz 2025 – et la nouvelle création de la batteuse et compositrice Anne Paceo, plongée dans les remous de l’océan.
DONNY McCASLIN + ISHKERO
Quintet électrique formé voilà plus de dix ans à Paris, Ishkero a longuement affûté son groove moderne avant d’enregistrer un premier album. Paru en 2023 et salué par une critique enthousiaste, Shama s’inscrit dans la lignée du jazz crossover, né dans les années 1970 des hybridations avec le rock et les sons du monde. Entre morceaux hypnotiques et douceurs psychédéliques, le groupe joue de sa puissante cohésion pour explorer une musique ouverte sur son temps. Ce talent n’a pas échappé au saxophoniste Don McCaslin qui a fait des fusions électriques le fil conducteur de ses derniers albums, témoins du tournant pris par le musicien américain depuis 2014 et sa collaboration au Blackstar de David Bowie. Avec le jury du dispositif Talents Adami Jazz 2025, Don McCaslin a choisi Ishkero pour créer avec lui un live inédit, présenté en exclusivité sur les scènes de trois festivals partenaires, dont Jazz à la Villette. La promesse d’une rencontre fiévreuse entre jazz et rock.
ANNE PACEO « ATLANTIS »
Quel chemin exceptionnel parcouru par la batteuse et compositrice Anne Paceo depuis la parution de son premier album en 2008 ! Au-delà des nombreuses récompenses et d’un succès rayonnant, c’est l’ampleur de l’ouverture musicale et l’originalité des projets sur lesquels la musicienne a travaillé au fil du temps qui impressionnent. Son style à la fois organique, foisonnant et généreux se déploie aux frontières du jazz, de la pop, de la musique électronique, aiguillé par une curiosité pour les sons et les cultures du monde. Anne Paceo revient aujourd’hui pour dévoiler Atlantis, son 8e album, quelques jours seulement après sa sortie le 29 août. La compositrice y explore son rapport à l’océan, inspirée par la légende de l’Atlantide – île mythique engloutie sous la colère de Zeus – mais aussi par son expérience de la plongée sous-marine et les récits de navigatrices et navigateurs en solitaire. Électronique, claviers, rythmiques, soufflants et voix y suivent des courants chauds et puissants.
Deux figures centrales d’une nouvelle scène britannique sous haute influence soul pour un plateau classieux, avec le R&B fervent de Jacob Banks et le hip-hop radieux de Rejjie Snow.
REJJIE SNOW
Talent précoce repéré voilà quinze ans dès ses premiers morceaux, Rejjie Snow révèle ses talents au plus grand nombre en 2018, avec un premier album nourri d’un parcours déjà riche. Né à Dublin d’un père nigérian et d’une mère d’origine jamaïcaine, il est encore adolescent quand il s’envole pour la Floride pour jouer au football, à la faveur d’une bourse scolaire. Après un crochet par Savannah pour étudier le cinéma, Rejjie Snow revient en Irlande et se consacre pleinement à la musique. Grandir dans un quartier où l’on est le seul Noir, découvrir la vie et le monde dans un même élan, autant d’expériences qui traversent Dear Annie, marqué par un sens aiguisé du récit. En 2021, Baa, Baa, Black Sheep creuse une veine à la fois plus soul (les samples, percussions et synthétiseurs analogiques) et plus pop (un art de la mélodie qui n’est pas sans rappeler celui du rappeur américain Tyler, The Creator). En 2024, Peace 2 Da World s’épanouit dans un éclectisme radieux, où la soul la plus langoureuse côtoie des rythmes et sonorités ramenés du Brésil.
JACOB BANKS
Après quatre disques très remarqués entre 2013 et 2022, où rayonnaient une écriture et une voix poignantes ainsi qu’un insolent talent pour mélanger soul, folk ou pop, Jacob Banks a – ces derniers mois – mené à bien un ambitieux projet, à la fois rétrospectif et prospectif. Avec la trilogie des EP Yonder, le chanteur, auteur-compositeur et producteur britannique d’origine nigériane poursuit son exploration des thèmes de l’identité, de l’amour et des questions sociales, tenant le cap d’une ampleur stylistique éblouissante. Le premier volume embrasse ses racines africaines, l’afrobeat des années 1970 mais aussi la soul de la Motown ; le deuxième explore des sonorités plus modernes quand le dernier se concentre sur un classicisme folk aux inflexions gospel. Une palette de couleurs qui prennent des teintes encore plus vives et profondes sur scène, où la présence de Jacob Banks est magnétique.
20h • Grande Halle
JORDAN RAKEI
Dans le sillage de The Loop, ambitieux cinquième album où sa soul moderne et poignante bascule en mode panoramique, Jordan Rakei offre à sa voix exceptionnelle un écrin sur mesure.
Australien de naissance, Jordan Rakei vit depuis dix ans à Londres, où il s’est fait une place au cœur de la bouillonnante scène jazz et hip-hop, multipliant les collaborations en tant que producteur et publiant – d’abord sous le label Ninja Tune et aujourd’hui chez Decca (UMG) – une poignée d’album parfaitement balancés entre soul et r’n’b épuré, rehaussés de touches électronique. Aux charmes du Do It Yourself inventif qui a fait son succès jusque-là, le chanteur embrasse désormais ceux d’une soul ample et densément orchestrée. Paru en 2024, The Loop témoigne de cette spectaculaire métamorphose, au fil d’une douzaine de chansons sublimes où sa voix – pure et riche en nuances – s’épanouit au cœur d’arrangements plantureux (cuivres, cordes, chœurs enveloppants). Jordan Rakei investit là un terrain neuf où coexistent un classicisme soul intemporel et une certaine idée de la modernité pop – on pense parfois à Radiohead – en totale harmonie.
1ère partie : AMG
Jeune quartet parisien en plein envol, AMG se joue des étiquettes pour développer un jazz libre et ouvert.
Piano, saxophone, contrebasse et batterie, c’est dans une formule classique que s’inscrit le quartet pour en explorer toute la plasticité. Formé en mars 2022 sur la scène du Sunset à Paris, AMG enregistre son premier album au printemps de la même année. Réédité fin 2024 dans une version remaniée sous le titre AMG Extended, le long format explose les frontières en un maelstrom tour à tour fiévreux et apaisé. Le groupe s’y montre aussi à l’aise avec l’héritage de McCoyTyner ou Pharoah Sanders qu’avec des percussions cubaines, du sitar ou du hip-hop. Une musique pleinement dans son temps, portée par des improvisateurs cultivés et instinctifs : leur nom ne dit rien d’autre, acronyme pour Autophysiopsychic Music Gate, emprunt à une théorie du musicien Yusef Lateef décrivant une composition collective spontanée, sur un spectre allant du blues à l’abstraction. Avec une promesse ainsi formulée, AMG est au seuil d’une belle aventure.
20h • Salle des concerts – Cité de la musique
RITA PAYÉS
Aux frontières du jazz, des musiques traditionnelles espagnoles et de la bossa nova, la chanteuse et tromboniste catalane Rita Payés explore la beauté du quotidien avec une délicatesse enveloppante et un subtil sens du rythme.
À seulement 25 ans, Rita Payés a déjà parcouru un joli chemin, jalonné de rencontres, collaborations, enregistrements et concerts qui dessinent la cartographie singulière d’une musique aux influences très variées. Elle grandit à Vilassar de Mar, au nord-est de Barcelone, au sein d’une famille de musiciens et étudie le trombone à l’École supérieure de musique de Catalogne. Avec sa mère, la grande guitariste classique Elisabeth Roma, elle enregistre deux albums très remarqués – Imagina en 2019 et Como la piel en 2021 – et donne des concerts partout en Europe. En solo, Rita Patés a publié trois albums magnifiques, dont De camino al camino en 2024, où le mélange entre héritage classique espagnol, bossa nova et jazz est particulièrement abouti. Sa voix suave et des arrangements opulents éclairent de mille nuances des mélodies délicatement mélancoliques.
1ère partie : ALA.NI
Six ans après son dernier album, la chanteuse anglaise ALA.NI revient enfin avec de nouvelles chansons.
Révélée en 2015 avec une série de EP où une voix somptueuse et des chansons renversantes laissaient peu de doute sur un talent et une sensibilité hors-normes, ALA.NI publie son premier album en 2016, You & I. La chanteuse joue alors sur le velours d’un classicisme soul élégant, où le jazz n’est jamais loin. En 2019, ACCA explore des paysages sonores plus épurés, où la voix est reine et souvent dans le plus simple appareil, démultipliée en différentes strates, accompagnée çà et là d’une rythmique parcimonieuse. Si elle n’est pas restée inactive depuis (deux courts recueils de chansons de Noël sont parus en 2020 et 2023), ALA.NI s’apprête aujourd’hui à faire son grand retour avec de nouvelles compositions, dont Jazz à la Villette aura la primeur.
Une soirée en haute-fidélité avec deux agitateurs du funk moderne, qui sont sur la scène de Jazz à la Villette comme à la maison : le virevoltant duo californien Knower et le docteur ès fusions Cimafunk.
KNOWER [FULL BAND]
Attention, Knower déboule (à facettes) après avoir déjà ébouriffé à trois reprises le public de Jazz à la Villette, selon une improbable logique décroissante : quartet en 2018, duo en 2022 et solo en 2024, avec un set de la chanteuse Geneviève Artadi. Dans le sillage de KNOWER FOREVER, ample et ambitieux cinquième album paru en 2023, Louis Cole et son acolyte relancent leurs folles envolées électro-pop, trempées dans un bain funk moderne et bariolé. Il faut donc s’attendre à un beau feu d’artifice sonore et visuel, voire à une farandole de bougies puisque le duo fête cette année les 15 ans de sa formation à Los Angeles, où il est au cœur d’une scène turbulente et inventive, post moderne en diable.
CIMAFUNK
Grande révélation cubaine de ces dernières années, Cimafunk porte à incandescence un alliage original de funk, hip-hop et musiques afro-caribéennes et cubaines. Ancien étudiant en médecine réorienté vers la musique avant la fin de son cursus à La Havane, Erick Iglesias Rodríguez a connu un succès fulgurant – à domicile d’abord avec Terapia en 2017 puis dans le monde avec El Alimento en 2021. Spectaculaire bête de scène, entouré de son groupe La Tribu, le chanteur vient aujourd’hui défendre les couleurs d’un troisième album paru l’été dernier. Avec ce Pa’ tu cuerpa riche en contrastes et en invités de marque (le groupe afro-colombien Monsieur Periné ou le pape du funk George Clinton), Cimafunk enrichit sa palette groove de nouvelles couleurs, piochées du côté du reggaeton ou de la salsa. Une musique festive et langoureuse, promesse d’émancipation.
Living Cartoon Duet
Ciné-concert
Samedi 30 août – 11h et 16h – Amphithéâtre – Cité de la musique
Dès 6 ans
Doublage, bruitage et musique sont recréés en direct dans ce ciné-concert en forme de rendez-vous entre générations.
Le Living Cartoon Duet est né d’une rencontre en 2017 entre deux femmes débordantes d’imagination et d’humour. Camille Phelep, pianiste, joue régulièrement sur les films muets de Buster Keaton et Charlie Chaplin à Berlin. Sophie Lavallée, comédienne, fait du doublage pour des dessins animés. De cette rencontre émerge un concept de spectacle : projeter une série de cartoons et les accompagner en live d’une création sonore originale.
Le Livre de la Jungle
Spectacle musical
Dimanche 31 août -11h et 16h – Le Studio – Philharmonie
Dès 6 ans
Un ballet musical jubilatoire, loufoque et poétique, sans paroles mais toute magie dehors, qui déclenche une énorme fête dans les têtes.
Le trio Journal Intime, fanfare de poche, s’est inspiré de la bande sonore du film de Walt Disney, dont les couleurs ellingtoniennes constituent un formidable terrain de jeux pour écrire une folle partition jouée en direct. Rejoints sur scène par un incroyable Mowgli danseur et un performeur-régisseur, les personnages et les évocations du fameux livre de Rudyard Kipling s’animent à travers une chorégraphie épique, des effets spéciaux dignes de Broadway et du slapstick : un spectacle burlesque à la Chaplin.
Surnatural for kidz
Concert participatif
Samedi 6 septembre – 11h et 16h – Le Studio – Philharmonie
Dès 7 ans
Big band animal et instinctif, Surnatural Orchestra fait résonner un jazz d’aujourd’hui, énergique et abordable.
Grand orchestre voulu goulu, Surnatural Orchestra joue des musiques éclectiques que l’on dit jazz, ouvertes à tous les vents. Un chemin de vie tenté fraternel, semé de spectacles et de concerts à poches pleines comme des mies de Poucet. On se noiera ici dans un joyeux pédiluve sonore à hauteur de bambins. Un atelier de siku (flûte de pan d’Amérique latine) donné par deux musiciens de l’orchestre en amont de chaque représentation donne le ton, souffle le chaud. Ateliers ouverts à tous et toutes, dont les b.a.ba transmis permettront à chacun de se mêler ensuite au concert avec la fougue que donne l’envie de partager en faisant la pratique instrumentale…
Graines de géantes
Ciné-concert
Dimanche 7 septembre – 11h et 16h – Amphithéâtre – Cité de la musique
Dès 3 ans
Un ciné-concert composé de 5 courts métrages qui mettent à l’honneur des filles géniales et géantes.
Des filles géantes à l’écran oui, mais surtout des filles géantes par leurs actions et gestes du quotidien qui font d’elles des filles extraordinaires. Elles se questionnent, elles jouent, elles rêvent, elles s’entraident, elles dansent, elles chantent… elles vivent. Elles se connectent à elle-même et aux autres et avec de simples gestes, de simples actions. Elles transforment leur réalité « parfois difficile » en contes de fées. Pour accompagner ces 5 courts métrages, David Gubitsch et Serena Fisseau vont puiser dans leur répertoire de sons, de rythmes et de musiques outre frontières, pour les mélanger à des créations originales de Vincent Peirani.
Constellations
Constellations met à l’honneur des groupes de jazz émergents dans une programmation réalisée avec plusieurs collectifs de musiciens parisiens.
Constellations, festival de musique indépendant labellisé Under The Radar par Jazz à la Villette, est coordonné par l’association Juste Avant l’Aube.
Constellations #1 avec Stratégies du geste + Nicolas Souchal, création des collectifs
Vendredi 29 août – 10h
Villette Makerz
Une masterclass, une table-ronde et deux concerts à la Folie L5 (Villette Makerz) au programme de cette première journée de Constellations.
10h-17h | Masterclass de Eve Risser : Improvisation, composition, création
Ouvert aux instrumentistes confirmés, semi-professionnels et professionnels.
Eve risser est une musicienne de premier plan de la scène jazz en France. Pianiste, improvisatrice, compositrice, elle a cofondé le label Umlaut, sorti de nombreux disques dans toutes les formations du solo au grand orchestre, développant au cours de sa carrière un langage syncrétique nourri de musique contemporaine, de jazz, de musiques traditionnelles et urbaines. Leadeuse du Red Desert Orchestra, elle fait vivre dans une démarche engagée un pont vivant entre la scène jazz française et les musiques d’Afrique de l’ouest.
Cette masterclass permet d’aborder à travers son répertoire original, le lien entre l’écriture et l’improvisation, ses réflexions et expériences en improvisation libre, à travers des échanges et des moments de jeu en groupe.
18h | Table ronde
L’intermittence du spectacle, l’avenir de la rémunération et du statut des artistes.
Constellation souhaite cette année réfléchir sur les évolutions de la place de l’artiste dans nos secteurs en pleines mutations économiques, sociales et technologiques. La table ronde porte une réflexion sur le modèle de l’intermittence du spectacle et les perspectives d’avenir qu’il porte. Elle tente également d’exposer les modèles alternatifs comme la sécurité sociale de la culture et le salaire à vie porté par le collectif Réseau Salariat.
En collaboration avec Grands Formats.
20h | Stratégies du Geste + Nicolas Souchal – Le Fondeur de Son
Le Fondeur de Son invite le duo Stratégies du Geste, imaginé par le bassiste et compositeur David Merlo en collaboration avec la chorégraphe et danseuse Clémence Diény, qui se transforme pour l’occasion en trio en intégrant la présence du trompettiste Nicolas Souchal.
21h30 | Lynn Cassiers pour la création des collectifs
Dans l’esprit du festival Constellations, autour de Lynn Cassiers, les différents collectifs engagés dans la programmation et l’organisation du festival proposent une création impliquant des membres de chacun des collectifs, mettant en pratique la philosophie du festival : tisser des liens, donner à entendre, redessiner les frontières musicales.
Constellations #2 avec Projet étudiant PSPBB, Archetypal Syndicate, Ok Chaos, Ghost Rhythms: Missin
Samedi 30 août – 14h
Villette Makerz
Rendez-vous en extérieur (Folie J5) pour cette deuxième journée de Constellations avec un atelier et quatre concerts.
14h-16h | La musique des communs
Les musiciens et musiciennes du festival Constellations invitent enfants, parents, badauds, musiciens amateurs ou avides de découvertes, à participer à une grande improvisation collective dans les jardins partagés du parc de la Villette. Des instruments amplifiés ou acoustiques, percussions, flûtes, seront à disposition des participants, à découvrir avec l’aide des artistes du festival. Les participants qui le souhaitent pourront amener leur propre instrument.
16h | Projet étudiant PSPBB – Pousse Pousse Production
Le festival Constellations initie pour la première année un partenariat avec le Pôle supérieur Paris Boulogne-Billancourt (PSPBB), et programme le projet d’un étudiant du département jazz du PSPBB. Pour cette première année de coopération, c’est le contrebassiste Baptiste Jaffré qui présentera son quintet Hadañ.
17h30 | Archetypal Syndicate – Real Time Music
Le trio visionnaire Archetypal Syndicate vient fêter son nouvel album Happy Transmutation. Une musique indivisible faite de Noise, rock, minimale, traditionnelle, jazz polyrythmique, mêlant instruments traditionnels (guembri, piano à pouce, guitare portugaise, percussions) et sons psychédéliques.
19h30 | Ok Chaos Risser/Mobeck/Lafuente
Heioa Karine Johannesdottir Mobeck et Blanche Lafuente se sont rencontrées dans l’orchestre scandinave du Fire! auprès du très reconnu Mats Gustaffson. Et ce fut le coup de foudre musical instantané. Décidées à allier leur force nordiques et sudistes, elles ont la joie d’être rejointes par Eve Risser, la Voie du milieu. Entre musique expérimentale, rythmique hip hop et entrelacs psychédéliques, OK Chaos réunit, accepte et embrasse.
21h | Ghost Rhythms : Missing Times – Le LEM
Où vont les moments que nous n’avons pas vécus ? Non pas nos vies possibles, mais ces instants de vie où nous n’étions pas là, où notre pensée était ailleurs, et que, momentanément, nous ne saurions dire où nous étions ? Explorateurs des bords des mondes, Ghost Rhythms présente avec projet le Missing Times une anamnèse musicale de nos moments manquants, ces missing times qui sont autant de temps perdus et dont la teneur nous échappe.
Constellations #3 avec Marjolaine Reymond, Olivier Laisney Quintet, AÏTEKA…
Dimanche 31 août – 14h
Villette Makerz
Rendez-vous en extérieur (Folie J5) pour cette troisème et dernière journée de Constellations avec un atelier et trois concerts.
14h-15h30 | La musique des communs
Les musiciens et musiciennes du festival Constellations invitent enfants, parents, badauds, musiciens amateurs ou avides de découvertes, à participer à une grande improvisation collective dans les jardins partagés du parc de la Villette. Des instruments amplifiés ou acoustiques, percussions, flûtes, seront à disposition des participants, à découvrir avec l’aide des artistes du festival. Les participants qui le souhaitent pourront amener leur propre instrument.
15h30 | Marjolaine Reymond – Déluge
Chanteuse et compositrice, Marjolaine Reymond signe toute la musique et les textes pour ce sixième projet Or vagabond. Huit poèmes de troubadours proches du surréalisme pour un conte d’amour, la rencontre avec un vagabond. Une musique impressionniste pour quatuor à cordes proche de Fauré, Poulenc, Satie, Debussy, Dutilleux, Stravinsky qui se mélange aux métriques pulsées des musiques actuelles.
17h | Olivier Laisney Quintet – Onze Heures Onze
Olivier Laisney, trompettiste et leader des groupes Slugged et Yantras mais aussi sideman de Louis Sclavis, Magic Malik, Alban Darche, Stéphane Payen, propose aujourd’hui une musique mélangeant jazz, hip-hop, musique contemporaine, chants traditionnels et poésie palestinienne sous la forme d’un quartet jazz avec, au chant, un rappeur-poète : Osloob Abdelrahman.
18h30 | AÏTEKA – Diffrac’son
La musique d’Aïteka est une fusion audacieuse, un parfait mélange d’afrobeat, de funk, de hip-hop et pop music. La musique du groupe, à l’aide de rythmes entraînants et de mélodies envoutantes crée une expérience musicale enivrante et festive. Ils peignent avec bienveillance le portrait du monde qui les entoure tout en laissant apparaître une partie de leur intimité. Cette ambition est portée par la rayonnante Adriana Maria, chanteuse portoricaine passée par la Californie, qui chante les compositions originales du groupe en français, en anglais et en espagnol.
Jeudi 4 septembre – 20h
Atelier du plateau
Passé par Jazz à la Villette avec son Grand Ensemble ou en trio, le guitariste Marc Ducret se présente cette fois en solo.
Encore un solo ! Pour quoi faire ? Marc Ducret répond à cette interpellation cosmique par quelques réflexions libres et limpides : « peut-être pour creuser encore plus la matière sonore, essayer de donner une nouvelle forme aux mêmes sujets musicaux autour desquels je tourne depuis longtemps. Pour travailler sur le son en profondeur, et mettre en résonance des timbres très opposés. Pour continuer mon travail sur le texte parlé et joué simultanément, là où un autre sens émerge entre le son et l’écrit. Pour jouer des choses nouvelles ; …pour partager un moment de musique. ».
Jeudi 4 septembre – 20h30
La Dynamo de Banlieues Bleues
En choisissant ses semences à la source des musiques noires, le batteur français et son puissant quintette ouvert aux quatre vents cultivent un jazz actuel riche, dense et profond.
L’album s’intitule Black Seeds et annonce la couleur : avec des graines venues de Cuba, du Mali, des Comores, de Chicago ou de la Nouvelle-Orléans, sans oublier le blues de Kansas City. Dans sa quête d’un jazz (bio)dynamique relié à ses racines, le batteur et cofondateur du collectif MIRR a trouvé l’équipe ad hoc avec ses partenaires de haut niveau, venus d’horizons différents mais tous implantés en France.
Dans ce troisième album, le trio franco-belge de « brutal jazz » continue de pourfendre avec une imagination jouissive les conventions du jazz européen.
L’association remonte à déjà plus d’une décennie, mais la complicité n’a fait que se renforcer entre Sylvain Darrifourcq et Valentin Ceccaldi, piliers du jazz créatif hexagonal, et le saxophoniste Manuel Hermia, figure incontournable de l’effervescente scène bruxelloise des musiques alternatives. Avec leur nouvel opus placé sous le signe de la licorne, le trio creuse son sillon, celui d’une fusion originale entre minimalisme et intensité, entre paysages épurés presque immobiles et ouragans chaotiques à haute énergie, le tout en cultivant l’art de la rupture et la finesse de l’exécution.
Jeudi 4 septembre – 21h
Studio de l’Ermitage
Chanteuse folk-soul à la voix captivante, Awa Ly est à l’image de sa musique : en perpétuel voyage.
Awa Ly, Française d’origine sénégalaise ayant vécu en Italie et aux États-Unis, a toujours suivi un même fil conducteur : la musique. Après un passage dans une chorale en France et d’innombrables jam sessions à Rome – où elle a eu une carrière d’actrice qui l’a menée jusqu’à Cannes –, la chanteuse polyglotte a accompagné le regretté Pino Daniele lors de l’une de ses dernières tournées mondiales (2013). Parallèlement, elle s’est entourée de pointures comme le bassiste Greg Cohen (Norah Jones, Marianne Faitfull, Lou Reed, Tom Waits…) et l’ingénieur du son Florent Livet (Cassius, Phoenix…) pour développer un son jazz & blues avec des incursions dans le folk, la pop et même les Caraïbes sur son premier EP. Après les très remarqués Five And a Feather (2016) et Safe And Sound (2020), elle publie son troisième album en mai 2025 : Essence And Elements.
Vendredi 5 septembre – 20h
Atelier du Plateau
Un opéra de science-fiction pour quatre musiciens extra-terrestres, porté par les voix singulières de Nosfell et Donia Berriri.
Septembre Ardent navigue entre textures organiques analogiques et modulaires, éclats de transes et de musiques instrumentales, chansons et poésies en français et en arabe. Au départ de Septembre Ardent, il y a aussi cette nouvelle éponyme de William Faulkner, dont nos quatre musiciens se sont librement inspirés pour imaginer une fiction musicale imprégnée de leurs histoires personnelles et de voyages en Tunisie et au Maroc. Ils proposent pour ce premier opus sorti sur le label LpLp un concert singulier, une sorte d’opéra de poche dans lequel dialoguent un homme et une femme reliés par un passé commun, un lourd secret et un exil forcé.
Vendredi 5 septembre – 21h
Studio de l’Ermitage
Bassiste du groupe Lo’Jo jusqu’en 2016, Kham Meslien s’est produit sur l’ensemble des continents, des grandes scènes des mégalopoles aux déserts australiens et américains.
Des paysages arides, baignés de lumière, où la matière s’apaise… Si les compositions de Kham Meslien évoquent les grands espaces, c’est que le musicien emprunte la puissance narrative de la contrebasse et la chaleur des mélodies accrocheuses. Accompagné d’un looper et d’effets, d’un charango et de percussions, il explore les sonorités de son instrument, superpose les boucles et les improvisations, évoquant les premiers disques solo d’Henri Texier ou encore le pianiste Nils Frahm.
Accompagnée de ses deux compagnons de route depuis maintenant 10 ans – aux claviers et à la batterie – Célia Wa nous embarque dans une odyssée soulful où rayonnent la créolité et la spiritualité de son Karibfutursound.
Chanteuse, flûtiste et multi-instrumentiste guadeloupéenne née à Paris, Célia Wa s’initie dès son plus jeune âge aux musiques traditionnelles afro-caribéennes. Elle développe un style unique qu’elle nomme « Karibfutursound », fusionnant soul, électro, gwo ka, jazz et hip-hop. Après avoir intégré l’American School of Modern Music de Paris, elle multiplie les collaborations. Elle sort son premier WA EP en 2013, suivi de deux autres Adan on dòt solèy – Karibfutursound part 1 en 2018 puis publie chez Heavenly sweetness Wastral en 2021 et son premier album début 2025 : Fasadé. Célia Wa se distingue par son engagement pour le patrimoine culturel antillais et son désir d’affirmer son identité guadeloupéenne à travers sa musique, mais aussi de la reconnecter à son héritage ouest-africain.
Samedi 6 septembre – 20h
Atelier du Plateau
Trois musiciens inclassables qui se revendiquent aussi bien du jazz ou des musiques traditionnelles, que des musiques électroniques ou contemporaines.
Voici la rencontre de trois électrons libres de la scène hexagonale. Par-delà de multiples influences malicieusement conjuguées dans une forme chambriste, c’est la connivence des timbres des jeux et des personnalités qui saute aux oreilles comme une évidente singularité. Une connexion naturelle sur laquelle le trio s’appuie pour libérer les espaces de jeu et offrir une musique ouverte qui ne renie ni son attachement aux mélodies ni à la danse. Clément Petit, Sophie Bernado et Joce Mienniel présenteront ici leur album fraîchement paru sur le label BMC.
Samedi 6 septembre – 20h30
La Dynamo de Banlieues Bleues
Le mini-jazz ouragan ou un guitariste branché aux courants jazz et rock alternatifs aux manettes d’un groupe de zouk décoiffant.
C’était un rêve de longue date pour Maxime Delpierre, guitariste et compositeur ouvert aux quatre vents, entre le jazz atmosphérique du trio Limousine et le rock alternatif aux côtés de Rachid Taha, Jeanne Added, Joakim… De Haïti à la Martinique en passant par la Jamaïque, les sonorités caribéennes l’accompagnaient depuis de nombreuses années. Porté par une équipe de musiciens passionnés, il s’est inspiré des orchestres haïtiens « mini-jazz » des années 1960 et des rythmes du bèlè, de la rumba et du kompa pour créer son propre mélange, un jazz-pop-soul créole qui laisse la part belle à l’improvisation et à la transe.
Samedi 6 septembre – 21h
Studio de l’Ermitage
Le guitariste Gabriel Gosse développe un jazz ouvert et moderne dans lequel une énergie pop s’invite avec fougue.
Cité parmi les trois meilleurs guitaristes français par Jazz Magazine en 2023, Gabriel Gosse signe son deuxième album, MOJO, à mi-chemin entre les échos west coast de Thundercat et l’extravagance de Louis Cole. Loin du jazz coincé ou de la pop vide, le guitariste et chanteur flirte avec l’idée d’un jazztronica à la française, nourri d’années d’études exigeantes et de collaborations vibrantes : d’Emile Parisien à Philippe Katerine, en passant par Georgio ou Christian Scott. Sa guitare, tantôt moelleuse, tantôt incisive, s’invite dans des territoires mouvants, entre l’improvisation maîtrisée et l’hédonisme contagieux.
Quatre jazzmen férus d’improvisation et de clubbing techno, emmenés par le pianiste Gauthier Toux, livre un nouveau projet qui s’écoute autant qu’il se danse.
De l’IDM (Intelligent Dance Music) qui s’écoute à la maison aux déclinaisons house-techno qui se vivent en club, Photons embrasse tout, en respectant les marqueurs des musiques électroniques, avec une production fortement contrastée au moment du mixage. La performance est bluffante, venant d’un quartet organique qui ajoute à sa panoplie l’improvisation du jazz, guidant les solos et les embardées collectives. Rien n’est consensuel, beaucoup est radical. La nuit promet.
Dimanche 7 septembre – 17h
La Dynamo de Banlieues Bleues
Avec sa batterie hypnotique, qui fit le succès du Surnatural et de son Magnetic Ensemble, Antonin Leymarie relance en quintette son pari de la transe rythmique et mélodique.
Antonin Leymarie aime s’aventurer sur les chemins fertiles de l’exploration musicale, qu’il partage volontiers avec quelques comparses intrépides. C’est à nouveau le cas avec ce tout nouveau groupe où il réunit le piano préparé de Fabrizio Rat, le violoncelle augmenté de Clément Petit, l’alto expressif de Maëlle Desbrosses et la voix ovniesque de Leïla Martial. Un combo apte à utiliser toutes les capacités de transformations du son pour installer d’originaux aplats rythmiques, orchestrés dans une grande simplicité de forme pour mieux se prêter à toutes les improvisations, et délivrer des mantras troublants, joyeux ou ténébreux afin d’ouvrir grand la porte de l’imaginaire.
Informations pratiques
Philharmonie de Paris
Métro
Ligne 5 - Porte de Pantin
Tram
Tram 3b - Porte de Pantin
Bus
Bus 75, 151 : Porte de Pantin
Grande Halle
Métro
Ligne 5 - Porte de Pantin
Tram
Tram 3b - Porte de Pantin
Bus
Bus 75, 151 : Porte de Pantin
Villette Makerz – Folie des Merveilles
Métro
Ligne 5 - Porte de Pantin
Métro
Ligne 7 - Porte de la Villette
Tram
Tram 3b - Porte de Pantin
Tram
Tram 3b - Porte de la Villette
Bus
Bus 75, 161 - Porte de Pantin
Bus
Bus 139, 150, 152 - Porte de la Villette
- Accessible aux personnes aveugles ou malvoyantes.
- Plus d’infos sur l’accessibilité des differents sites ICI.
- La Philharmonie et La Villette sont des espaces de tolérance et de consentement. Ensemble, veillons à ce que chacun·e puisse profiter de la musique dans le respect de la liberté et de la sécurité de toutes et tous.
Un stand de prévention et de sensibilisation aux VHSS tenu par Elles imaginent sera présent sur place si vous souhaitez vous informer. - Restauration sur place avant les spectacles à la Grande Halle :
Burgers Globe Trotteur (les 28, 29.08 et les 3, 5, 6 et 7.09)
Snacks et buvette Thaï at Home (les 28, 29.08 et les 3, 5, et 7.09)
Buvette Pico Log (les 28, 29.08 et les 3, 5, 6 et 7.09) - Plusieurs offres de restauration dans le parc avant ou après le spectacle, à découvrir ICI.
Partenaire
Avec
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