Pour la première fois cette année, le dispositif Micro-Folie fait l’objet d’une étude dans le Patrimostat 2026. Quelques chiffres à retenir pour mieux comprendre ce réseau…
À l’aube de ses 10 ans, le dispositif Micro-Folie est aujourd’hui considéré comme un réseau culturel et patrimonial à part entière. Paru le 11 septembre dernier, le Patrimostat 2026, « document de référence sur la fréquentation des établissement et sites patrimoniaux », propose pour la première fois une étude chiffrée du réseau Micro-Folie et de son fonctionnement.

En 2025, le Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation (DEPS), en collaboration avec la Direction générale de la démocratie culturelle, des enseignements et de la recherche (DGCER), la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) et La Villette (EPPGHV) ont lancé le premier Observatoire des Micro-Folies portant sur l’activité de l’année 2024.
Parmi les 610 Micro-Folies alors ouvertes en France et à l’international, 431 ont répondu à l’enquête, soit 71 % des structures sollicitées.
LIRE LE PATRIMOSTAT 2026Un dispositif au service des territoires et de leurs habitants
Au cœur des politiques culturelles locales, les Micro-Folies sont majoritairement portées par les collectivités et les réseaux associatifs. Elles sont gratuites, ouvertes à tous, et trouvent un certain succès auprès des publics scolaires notamment.
sont installées en territoires ruraux contre 60% en territoires urbains. Plus d’un tiers des Micro-Folies (37%) font partie du programme Petites villes de demain, 14% font partie du dispositif Action cœur de ville et 3% des structures sont concernées par le programme Village d’avenir.
fonctionnent tout au long de l’année. Une légère baisse d’activité est enregistrée pendant la période estivale, ce qui correspond aux temps de pause des publics scolaires notamment.
sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Un réseau numérique et artistique
Grâce à son tissu partenarial solide, le réseau Micro-Folie est une véritable coopérative artistique et numérique, engagée en faveur de l’accessibilité de la culture, mais aussi comme tremplin pour la création contemporaine.
proposent une programmation artistique. Les conférences et rencontres (65%), projections de films (54%) et expositions (53%) sont les formats les plus répandus, devant les spectacles vivants (43%) et les spectacles jeune public (31%).
collaborent avec les communes et 61% avec des établissements de l’Éducation nationale. Dans le champ culturel, les médiathèques arrivent en tête (82%), aux côtés des associations, des équipements culturels et des musées. Les partenariats s’étendent également au secteur social et socio-éducatif, notamment aux centres sociaux (60%), aux EHPAD (57%) et aux associations socio-éducatives (52%).
ont bénéficié du dispositif Micro-Festivals, et 20% ont participé à la Fête du court-métrage, participant ainsi à la mise en avant de la jeune création et des scènes émergentes.
Environnement et sobriété numérique
Environnement : Un peu plus d’un tiers des Micro-Folies (35%) proposent des actions liées aux enjeux environnementaux, principalement sous forme d’ateliers (41%) et de médiations (39%). Pour leurs ateliers, 64% utilisent des matériaux de récupération, 9% des matériaux recyclés et 5% des matériaux biosourcés. En 2025, 55% des structures prévoient d’intégrer les thèmes de la biodiversité et de l’environnement à leur programmation.
Réemploi du matériel : Près de la moitié des structures (47%) réutilisent leur matériel pour d’autres activités et 83% le mobilisent dans le cadre d’événements culturels locaux.